Ma sélection TV/radio de la semaine du 14 au 20 février 2015

Documentaire, le Bonheur au travail de Martin Meissonnier

Documentaire, le Bonheur au travail de Martin Meissonnier

Entreprise responsable, bonheur au travail, intrapreneuriat, précarisation des classes moyennes, le programme est dense.

Dans la semaine, le documentaire de Frédéric Brunnquell, « Classe moyenne, des vies sur le fil », feuilleton intime en 3 volets, qui donne la parole aux familles des classes moyennes que la crise précarise toujours plus, sera diffusé sur Arte. Côté radio, France Culture consacre plusieurs émissions au monde de l’entreprise dans le cadre d’une semaine dédiée avec notamment une émission sur l’intrapreneuriat, une autre sur l’entreprise responsable. Le travail sera également à l’honneur avec la présentation du documentaire « Le bonheur au travail » sur France Inter.

LUNDI :

15h sur France Culture

L’émission « Modes de vie, mode d’emploi » présente l’intrapreneuriat : je crée une boîte dans ma boîte avec Véronique Bouchard, l’auteur du livre Intrapreneuriat : innovation et croissance : entreprendre dans l’entreprise aux éditions Dunod.

20h05 sur France Inter

Kathleen Evin dans l’Humeur vagabonde recevra Martin Meissonnier pour son documentaire « Le bonheur au travail ». Diffusion sur Arte le 24 février à 20h50.

MARDI :

15h sur France Culture

L’émission « Tout un monde » revient sur la longue marche vers l’entreprise globalement responsable en présence d’Olivier Maurel, professeur associé à l’université Paris XII Val-de-Marne et consultant du CCFD-Terres Solidaires et de Nayla Ajaltouni, coordinatrice du collectif Ethique sur l’éthique.

20h50 sur Arte

Le documentaire « Classe moyenne, des vies sur le fil » se consacre à quatre familles à Lille, Nancy, Lyon et Paris qui font partie de la « petite classe moyenne » comme l’appelle le réalisateur Frédéric Brunnquell. Cette petite classe moyenne fait toujours partie de la fameuse classe moyenne mais fait face à une précarisation croissante. Pour ces familles, travailler plus pour gagner plus ne veut plus rien dire. Seule planche de salut, leur capacité de résilience qui leur permettra de s’adapter en permanence aux situations qui évoluent et à cette crise qui dure…

Bonne semaine.

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Sélection TV de la semaine du 3 au 7 novembre 2014

Ce soir à 20h50, mon cœur balance entre Sacrée croissance! de Marie-Monique Robin sur Arte et Cash Investigation sur France 2 sur les dessous pas très reluisants de nos téléphones portables.


Mercredi sur Canal+ Cinéma à 20h50, pourquoi ne pas se laisser tenter par le blockbuster SF Snowpiercer le transperceneige, inspiré de la BD culte, pour les connaisseurs, de Jacques Lob et Jean-Marc Rochette. Un huit-clos dans un train lancé à pleine vitesse, avec un décor apocalyptique et une vision terrifiante du futur et de l’humanité. Lire les critiques

Jeudi soir à 20h40, si tout comme moi, vous n’avez toujours pas vu le documentaire Le peuple migrateur de Jacques Perrin qui suit les oiseaux voyageurs, que vous avez accès à la chaîne UshuaiaTV et que vous avez envie de planer un peu, c’est le moment.

Bonne journée à tous et bonne semaine.

La sélection télé du week-end de Communication en transition

3 documentaires à ne pas manquer. A revoir dès que possible en replay.

Déchiffrage – Chômage, l’éternel retour ? diffusé mardi 4 février sur Arte

Le magazine Déchiffrage d’Arte, en partenariat avec Alternatives économiques dresse un portrait éloquent du grand méchant « chômage », apanage de nos économies capitalistes. Perdurera, perdurera pas telle est la grande question que tout le monde se pose. La réponse, enfin en partie, est dans le documentaire. Allez-y, foncez, regardez-le sans plus tarder, il est disponible sur Arte+7 jusqu’à mardi.

« Moins, c’est mieux ? » diffusé vendredi 07 février sur Arte

Au programme, moins de croissance pour une vie meilleure. Ce documentaire part du constat qu’il est difficile aujourd’hui de renoncer et d’échapper à la société de croissance qui est partout prégnante. Il explore ensuite différentes initiatives personnelles et communautaires en faveur de la transition. Il présente des modes de vie plus compatibles avec l’humain et la nature. Il invite à privilégier et développer les liens de proximité et ne pas toujours aller chercher ailleurs ce que l’on peut contribuer à construire sur place, autour de nous. En témoigne notamment le mouvement Villes en transition, initié dans la petite ville de Totnes en Angleterre.

Voir mon article sur le mouvement Villes en transition

« Françoise Giroud, autoportrait » diffusé vendredi 7 février sur France 3

Je connaissais l’éminent nom, je ne connaissais pas en détail le riche parcours plutôt intimidant de cette femme au caractère bien trempé. Fondatrice du journal l’Express avec Jean-Jacques Servan Schreiber, elle avait  à cœur d’informer et de diffuser l’information fusse-t-elle à l’encontre de ce l’Etat français souhaitait faire savoir à l’époque. Ce documentaire est basé sur un ouvrage qu’elle n’avait jamais publié et que l’on pensait détruit jusqu’à ce que la journaliste Alix de Saint-André retrouve sa trace…

Vulgariser et diffuser l’information au plus grand nombre qu’elle qu’elle soit était son métier, comme elle a pu le dire au détour d’une interview. Une devise à méditer.

Le nucléaire a-t-il encore de beaux jours devant lui ?

On nous répète à l’envie que le nucléaire représente l’avenir industriel de la France et que voit-on aujourd’hui dans les médias ? : Le numéro 1 mondial du nucléaire, Areva pour ne pas la nommer, présente un plan d’économies sévères pour redresser ses comptes. Et bien sûr, une bonne nouvelle n’arrivant pas seule, l’emploi ne sera pas épargné… Pour couronner le tout, Areva a demandé une suspension de cotation en Bourse.

En finir avec le nucéaire, pourquoi et comment

Un ouvrage dans les librairies en ce moment.

Une activité qui prévoit des licenciements est, il me semble, loin d’être porteuse en terme de croissance. De bonnes perspectives d’avenir en somme !

En savoir plus :

La plan d’économies d’Areva suscite des réactions multiples

Prise de position sur le nucléaire par Bernard Laponche, physicien nucléaire et polytechnicien : la France est dans l’erreur.

 

 

Ecologie et démocratie versus croissance et catastrophes climatiques

Titre ambitieux pour cette première revue de presse, je vous l’accorde. Mais, allons-y, je me lance.

Pour commencer, jetez un oeil sur la tribune « Le genre humain, menacé » de Michel Rocard dans Le Monde du 2 avril 2011. Le pic pétrolier est derrière nous, il a eu lieu en 2006. Et, l’avenir de l’homme est clairement menacé si celui-ci ne fait rien pour changer aujourd’hui. Aussi,  » répondre à la crise écologique est un devoir moral absolu » pour nos dirigeants qui pratiquent aujourd’hui la politique de l’autruche.

Ici et là, chacun y va de son ouvrage avec la volonté de faire bouger les choses ou tout simplement de se démarquer dans l’offre surabondante de livres politico-socio-économico-climato engagés. Fabrice Nicolino se demande « Qui a tué l’écologie? » et passe au crible les politiques qu’ils jugent complaisantes de Greenpeace, WWF, France Nature Environnement et de la fondation Nicolas Hulot pour tenter de comprendre pourquoi l’écologie reste au point quasi mort depuis de nombreuses années.

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Pour une société de décroissance, Serge Latouche

Notre bonheur doit-il impérativement passer par plus de croissance, plus de productivité, plus de pouvoir d’achat, et donc plus de consommation? Pas nécessairement défend Serge Latouche dans son article « Pour une société de décroissance ». La société de croissance telle que nous la connaissons n’est pas soutenable. « Fondée sur l’accumulation des richesses, elle est destructrice de la nature et génératrice d’inégalités sociales. « Durable » ou « soutenable », elle demeure dévoreuse du bien-être. C’est donc à la décroissance qu’il faut travailler : à une société fondée sur la qualité plutôt que sur la quantité, sur la coopération plutôt que la compétition, à une humanité libérée de l’économisme se donnant la justice sociale comme objectif. »

Entendons nous bien, la décroissance ne signifie pas nécessairement une régression de bien-être. Il s’agit avant tout de réduire voire supprimer notre empreinte écologique. Puis, de chercher à relocaliser notre économie. Et enfin, d’arrêter la course à la production pour la production. Pour concevoir la société de décroissance  sereine et y accéder, le programme des 6 « R » vient à notre secours: réévaluer, restructurer, redistribuer, réduire, réutiliser, recycler. Six objectifs pour un cercle vertueux de décroissance. Utopie pourrait-on dire? Certes, mais chacun peut s’entendre à dire que les fondements du système actuel de croissance ne font plus leurs preuves et qu’il faut chercher ailleurs notre bonheur.

Extrait d’un article du Monde Diplomatique – novembre 2003